Méningiome et Androcur : comprendre et faire valoir vos droits
Des milliers de femmes ont développé un méningiome après la prise d'Androcur. Si vous êtes concernée, vous pouvez obtenir une indemnisation. Maître Didier Jaubert vous accompagne.
☎ Appelez le cabinet — 01 86 48 07 00Androcur et méningiome : ce que l'on sait
L'Androcur est un médicament à base d'acétate de cyprotérone, commercialisé en France par le laboratoire Bayer. Pendant des décennies, ce traitement hormonal a été prescrit à de très nombreuses femmes pour des pathologies variées : acné sévère, hirsutisme (pilosité excessive), endométriose, ou encore syndrome des ovaires polykystiques. Une grande partie de ces prescriptions était faite hors autorisation de mise sur le marché (hors AMM), c'est-à-dire pour des usages non officiellement validés par les autorités sanitaires.
Le méningiome est une tumeur qui se développe au niveau des méninges, les membranes enveloppant le cerveau et la moelle épinière. Dans la grande majorité des cas, il s'agit d'une tumeur bénigne, mais sa localisation à l'intérieur du crâne peut entraîner des conséquences graves, voire irréversibles, sur la santé.
Depuis lors, des milliers de femmes concernées ont été identifiées. Beaucoup ont découvert leur méningiome lors d'une IRM de contrôle, parfois sans avoir jamais présenté de symptômes au départ. D'autres ont dû subir une opération chirurgicale, avec des suites parfois lourdes. Pour toutes, la question de la responsabilité du laboratoire Bayer et des droits à indemnisation se pose.
Qui est concernée ?
Vous pouvez être concernée si vous avez pris de l'acétate de cyprotérone — qu'il s'agisse de l'Androcur ou de l'un de ses génériques — pendant au moins un an et à une dose égale ou supérieure à 25 mg par jour. Le risque croît avec la durée de la prise et le niveau de la dose.
Les médicaments concernés
Plusieurs spécialités pharmaceutiques contiennent de l'acétate de cyprotérone, seul ou en association :
- Androcur (la spécialité princeps de Bayer, comprimés à 50 mg)
- Diane 35 (association acétate de cyprotérone + éthinylestradiol, prescrite contre l'acné)
- Lutéran (acétate de cyprotérone à 10 mg)
- Androcuryl (générique)
- Divers génériques commercialisés à 50 mg ou 100 mg
Si vous avez pris l'un de ces médicaments et que vous avez été diagnostiquée avec un méningiome — même des années après l'arrêt du traitement — vous avez potentiellement droit à une indemnisation. Ne renoncez pas à vos droits sans avoir consulté un avocat spécialisé.
Profil des patientes les plus exposées
Les femmes les plus susceptibles d'être concernées sont celles qui :
- ont pris de l'Androcur ou un générique pendant plus d'un an,
- ont reçu des doses supérieures à 25 mg par jour (parfois 50 ou 100 mg),
- ont commencé un traitement entre les années 1990 et 2020,
- ont été diagnostiquées avec un méningiome intracrânien ou rachidien,
- ont constaté que leur méningiome a régressé ou s'est stabilisé après l'arrêt du traitement.
Le fait que la tumeur ait diminué spontanément à l'arrêt de l'acétate de cyprotérone est d'ailleurs un indice supplémentaire du lien entre le médicament et le méningiome, reconnu par la communauté médicale et par les experts judiciaires.
Quelles séquelles peut entraîner un méningiome ?
Un méningiome n'est pas une simple découverte radiologique anodine. Selon sa taille, sa localisation et l'évolution de la maladie, il peut avoir des conséquences profondes sur votre quotidien, votre vie professionnelle et votre autonomie.
Différents types de méningiomes
Les méningiomes liés à l'acétate de cyprotérone sont le plus souvent de grade I (bénins), mais ils peuvent être multiples — plusieurs tumeurs présentes en même temps — et situés dans des zones cérébrales sensibles, ce qui rend leur traitement particulièrement complexe. On distingue notamment :
- les méningiomes de la base du crâne (os sphénoïde, sinus caverneux), délicats à opérer,
- les méningiomes de la convexité (sur la surface du cerveau),
- les méningiomes rachidiens (sur la moelle épinière),
- les méningiomes multiples (plusieurs localisations simultanées).
Complications chirurgicales
Lorsqu'une intervention neurochirurgicale est nécessaire, elle n'est jamais sans risque. Les suites opératoires peuvent inclure des hémorragies, des infections, une récidive de la tumeur, ou des séquelles directement liées au geste chirurgical.
Séquelles neurologiques fréquentes
Maux de tête persistants pouvant devenir invalidants et résistants aux traitements classiques.
Baisse de l'acuité visuelle, diplopie (vision double), rétrécissement du champ visuel, parfois cécité partielle.
Diminution ou perte de l'ouïe selon la localisation de la tumeur, acouphènes persistants.
Crises convulsives nécessitant un traitement antiépileptique au long cours, avec impact sur la conduite et l'emploi.
Troubles de la mémoire, de la concentration, du langage ou des fonctions exécutives affectant la vie professionnelle.
Paralysie partielle, hémiplégie, troubles de l'équilibre ou de la marche selon la localisation de la lésion.
Impact sur la vie quotidienne
Au-delà des séquelles médicales, un méningiome — et les soins qu'il impose — peut bouleverser profondément votre vie. Arrêts de travail prolongés, perte d'emploi, impossibilité de conduire, dépendance à l'entourage, souffrance psychologique, retentissement sur la vie de couple et familiale : tous ces préjudices peuvent et doivent être pris en compte dans l'évaluation de votre indemnisation.
Vos recours juridiques
Vous n'êtes pas sans recours. Plusieurs voies d'indemnisation existent, et il est souvent possible de les combiner pour obtenir une réparation aussi complète que possible.
La responsabilité du laboratoire Bayer
Le fabricant d'un médicament est tenu, en vertu du droit européen et du Code de la santé publique, de commercialiser un produit sûr et d'informer loyalement les prescripteurs et les patients des risques connus ou prévisibles. Des études signalaient le risque de méningiome dès les années 2000. Bayer a tardé à alerter efficacement. Sur ce fondement, une action en responsabilité contre le laboratoire est possible devant les juridictions civiles, afin d'obtenir la réparation intégrale de votre préjudice.
L'indemnisation via l'ONIAM
L'Office national d'indemnisation des accidents médicaux (ONIAM) peut intervenir dans certaines situations, notamment lorsque la responsabilité d'un tiers ne peut pas être pleinement engagée ou que votre préjudice répond aux critères de gravité fixés par la loi (taux d'incapacité permanente d'au moins 24 %). La procédure ONIAM est amiable et gratuite. Maître Jaubert vous accompagne pour constituer votre dossier et défendre vos intérêts lors de l'expertise médicale.
La procédure judiciaire contre Bayer
Lorsque la voie amiable n'aboutit pas à une offre satisfaisante, ou lorsque les conditions d'accès à l'ONIAM ne sont pas réunies, une action judiciaire directe contre le laboratoire Bayer est envisageable. Le cabinet suit actuellement plusieurs dossiers en ce sens, et participe à des actions collectives coordonnées.
Délais à respecter — ne tardez pas
Attention à la prescription : en matière de responsabilité du fait des produits défectueux, le délai pour agir est de 10 ans à compter de la date à laquelle vous avez subi le dommage (diagnostic du méningiome, date de l'opération, ou apparition des premières séquelles). Passé ce délai, votre droit à indemnisation peut être définitivement perdu. Ne remettez pas votre démarche à plus tard.
Pourquoi choisir le Cabinet Jaubert ?
Face à un laboratoire pharmaceutique mondial comme Bayer, vous avez besoin d'un avocat qui connaît parfaitement ce contentieux, ses enjeux techniques et ses acteurs. Le Cabinet Jaubert dispose d'une expérience unique pour vous défendre.
Maître Didier Jaubert traite les dossiers de médicaments défectueux et de responsabilité pharmaceutique depuis 1981. Ce contentieux est au cœur de son activité depuis ses débuts.
Le cabinet est engagé dans la procédure collective AAAVAM contre Bayer pour les victimes de méningiomes liés à l'Androcur, regroupant de nombreuses patientes sous une même bannière.
Maître Jaubert connaît parfaitement les nomenclatures d'évaluation du préjudice corporel (référentiel Dintilhac) et sait contester une expertise médicale défavorable ou insuffisante.
Le cabinet a une pratique approfondie des commissions de règlement amiable et des recours devant le tribunal administratif en cas de refus ou d'offre insuffisante.
Maître Jaubert s'engage à vous expliquer clairement vos droits, à évaluer honnêtement les chances de succès de votre dossier, et à vous accompagner à chaque étape, de la constitution du dossier médical jusqu'à l'audience ou la signature de l'accord d'indemnisation.
Les honoraires sont discutés dès le premier rendez-vous, en toute transparence. Dans de nombreux dossiers, une convention d'honoraires au résultat peut être envisagée, ce qui vous permet d'engager une procédure sans avancer de sommes importantes.
Questions fréquentes
J'ai pris de l'Androcur il y a 10 ans, puis-je encore agir ?
Tout dépend de la date à laquelle votre dommage s'est manifesté, et non de la date à laquelle vous avez arrêté le traitement. En droit français, le délai de prescription de 10 ans court à compter du moment où vous avez eu connaissance du préjudice — c'est-à-dire, en pratique, à partir du diagnostic du méningiome ou de la date à laquelle les séquelles sont apparues.
Si vous avez été diagnostiquée récemment, vous êtes encore dans les délais, même si vous avez pris le médicament il y a bien plus de 10 ans. En revanche, si votre diagnostic remonte à plus de 10 ans, une analyse précise de votre situation s'impose. Certaines circonstances — notamment si vous n'avez découvert que récemment le lien entre votre méningiome et l'Androcur — peuvent interrompre ou suspendre la prescription. Consultez rapidement le cabinet pour ne pas laisser passer de délai irrémédiable.
Le laboratoire va-t-il contester le lien causal ?
Oui, très probablement. Bayer dispose d'équipes juridiques et de médecins-conseils dont l'objectif est de minimiser sa responsabilité. La contestation peut porter sur plusieurs points : la durée effective de votre prise, la dose reçue, l'existence d'autres facteurs de risque (méningiome dit "spontané"), ou encore la gravité des séquelles.
C'est précisément pour cela qu'il est indispensable d'être représentée par un avocat spécialisé lors de l'expertise médicale judiciaire. Un expert mal orienté, des questions mal posées, des documents médicaux mal présentés : tout cela peut conduire à une évaluation du préjudice bien inférieure à ce que vous méritez réellement. Maître Jaubert connaît les stratégies de défense habituelles de Bayer et sait comment y répondre efficacement.
Combien de temps dure la procédure ?
La durée varie selon la voie choisie et la complexité de votre dossier. Une procédure amiable devant l'ONIAM (lorsqu'elle est possible) peut aboutir en 18 à 24 mois. Une action judiciaire directe contre Bayer dure généralement entre 3 et 5 ans en première instance, avec une étape d'expertise médicale ordonnée par le tribunal et qui peut prendre 12 à 18 mois supplémentaires.
Ces durées peuvent paraître longues, mais elles ne doivent pas vous décourager : c'est souvent au terme de la procédure que l'indemnisation obtenue est réellement à la hauteur du préjudice subi. Et dans certains cas, un règlement amiable peut intervenir en cours de procédure, réduisant significativement les délais. Le cabinet vous informe régulièrement de l'avancée de votre dossier.